(Le bénéfice de mes regards sur l'autre).

Publié le par Robert Denice

Analyses et appréciations.          (Le bénéfice de mes regards sur l'autre).

 

Lorsque des « mal-être » déséquilibrent un adulte, il faut en premier lieu, aller chercher dans sa propre construction ;  (La mienne m'avait amené a l'alcoolisme).

 J'ai cherché dans la mienne, en ai trouvé, mais depuis que j'analyse celle des autres pour les aider, j'en découvre davantage ; parce qu'elle me blesse beaucoup moins qu'un regard intérieur direct.

 Elles sont adoucies par le fait qu'elles sont vues sur d'autres, évitant ainsi le déni, qui avait trop souvent servi à masquer la douleur de l'acceptation de ces constats.

Ce n'est que par un regard honnête de comparaison avec moi et ma façon d'être, que cette acceptation pu et continue de pouvoir se faire, le reflet de ce que je ne veux plus être, et celui que j'ai envie d'être.

 

 

Né, puis construit avec plusieurs nœuds de « malfaçons », dans ma petite enfance, j'ai grandi avec des critères erronés, mon univers devait, de ce fait, être composé de nœuds, pour paraître dans « mes normes », mes fréquentations avaient ou devaient avoir autant, voir plus, de nœuds que moi, {malheureusement, ils s'ajoutaient aux miens}.

Les personnes sans nœuds de complications, ne me semblaient pas fréquentables, « hors normes ».

(L'expression : « qui se ressemble s'assemble », prenait là toute sa dimension)...

 

Lorsqu'un jour, dans ma vie, par accident, méconnaissance, ou désespoir, je me suis retrouvé dans une volière de Paons, camouflant des langues de serpents venimeux, avec des comportements plus que douteux, l'erreur n'était pas d'être atterri parmi eux, mais de ne pas m'être posé la question, pourquoi, est-ce que je suis resté et suis encore parmi eux ? Dans cette volière du mal-être...

 

Ne serais-je pas moi-même un de ces Paons ? Est-ce que je n'essais pas de les imiter ? Est-ce que je me complais dans leur volière ? N'ais-je pas honte de n'être qu'un animal normal, une gentille petite oie parmi d'autres ? (Bien qu'elles aient sauvées le Capitole)...

 

 

Je sais aujourd'hui et depuis plusieurs années, que renier ses origines était déstabilisant pour l'être humain que j'étais, avec la naïveté de la pureté à ma base et des grands idéaux dans ma tête, la contradiction était trop forte, le jeu de la vie en devenait faux ; Je m'éloignais de mes valeurs fondamentales, devenais un équilibriste qui jouait avec sa propre vie, uniquement pour être applaudi.

Ma perche de stabilisation était l'alcool. Elle pouvait être n'importe quoi d'autre...

 

L'origine de ce mal, était de paraître pour exister, plutôt que d'être : «le même dehors que dedans », en toute simplicité, vouloir persévérer, continuer d'être applaudi pour « croire être aimé »...

Oubliant de rechercher les nœuds et les vides, des imperfections de ma construction qui apparaissaient comme des lacunes ou des manques.

 

J'ai compris la nécessité de les découvrir, les accepter, pour enfin trouver le remède qui supprimerait ces manques et stabiliserait mon personnage et mon esprit perturbé, sans me détruire avec l'alcool.

 

Je me dois de garder ma pureté d'âme, faire grandir en moi mes connaissances et mes passions, plutôt que mes plumes de Paon et le venin qui y est caché, le poison de mon moi intérieur. (l'alcool).

 

Enfin apparaît la liberté, le calme, la sagesse et la sérénité

 

Être ou ne pas être, là est la question. (W.Shakespeare).

Être plutôt que paraître, là est ma réponse... (Robert.T).

 

                                                                                                       Robert de Nice.

 

(Inspiré de mes partages avec une correspondante, Marty)...

 

 

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Robert.Nice. 09/07/2009 04:24

Merci LP, je vois le travail que tu fais sur ton blog et suis heureux du développement qu'il a pris, tout comme toi il a grandi et transforme sa passion en art, je t'embrasse, bel été à toi aussi, à bientôt de te revoir.

LP 07/07/2009 08:41

"Enfin apparaît la liberté, le calme, la sagesse et la sérénité"

Qu'il est bon de lire ces mots, puisent-ils donner espoir à celles et ceux qui doutent "que c'est possible" et ne sont pas encore sur le chemin de l'abstinence heureuse.

Autre chose, voilà ce que je viens d’écrire en commentaire sur un autre Blog :
"Prends ton temps et le temps (…), les Blogs peuvent attendre et il faut s’obliger (Je parle pour moi.) à une certaine modération pour ne pas tomber dans la dépendance.(Jamais loin chez moi.)
C'est pour cela qu'au risque de déplaire, je reste parfois un moment sans venir visiter tous ces sites (et leurs auteurs) que j'aime bien.

Bel été à toi Robert.