Championnat... se moquer de la maladie...

Publié le par Robert Denice

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michelle m 26/08/2009 14:25

Nous savons rire de nous-mêmes, de nos travers d'hier et d'aujourd'hui, peut-être parce que parfois le rire est une réponse au grand désastre, et puis nous avons choisi de ne pas oublier, avec lucidité. Alors nous pouvons nous regarder le souvenir en face droit dans les yeux, sans complaisance, sans dramaturgie, sans honte, sans fioritures.

Cependant comme vous, à moi non plus, ce diapo "ne me convient guère" (si tant est qu'il ait à me convenir !)... c'est une caricature, et comme le veut la loi de la caricature, outrancière et extrême.
Qui montre une succession d'arrêts sur images de notre absence de limites lorsqu'on boit. Qui montre que l'on est capable d'aller plus loin que jusqu'au bout, au point de n'être plus soi-même, d'en perdre même figure humaine.

Mais ce diapo ne dit pas, dans aucune de ces images, et je viens de les regarder une à une avec attention, il ne dit pas non, toute la misère de l'intérieur, tout le dégoût de soi, toute la terreur de ce que l'on devient, toute la spirale de désespérance, toute la révolte à tous égards, envers tout et tout le monde, qui nous laissent ainsi nous enliser dans notre boue nauséabonde et livide, et qui pourtant n'y peuvent rien...

Ce sont de fameuses photos de poivrots et de poivrotes, c'est vrai. Drôles, pour ceux que cela fait rire. Une bonne dose de dérision, et d'auto-dérision.
Mais cela montre à peine la partie visible de l'iceberg...
Car il y a bien plus que cela dans l'alcoolisme, ses tenants et ses aboutissants, je suis d'accord avec vous, Robert.

Et puis oui, il y a aussi toutes celles et tous ceux qui sont revenus de l'enfer, à pas de fourmi, et qui témoignent déjà, du haut de leurs trois pommes, de l'espoir (re)trouvé, et combien ils respirent mieux.

Tout cela n'est pas bien grave, ni même important, car nous n'avons plus peur de la vérité...

@+ michelle

Robert.Nice. 26/08/2009 09:39

avec toute mes excuses cher LP, mais je ne suis pas un vrai "prof de l'ordinateur", et comme j'arrive à ouvrir presque tout ce qui m'est envoyé, je ne comprend pas bien pourquoi tu ne peux ouvrir, aurais-tu un mini ordinateur que je ne connais pas?... tu peux me répondre en direct sur ma boite; Bien amicalement ,merci d'être venu faire ce petit coucou, à bientôt de te lire encore.

Louis-Paul 26/08/2009 07:52

3,19 Mo ! C'est beaucoup Robert. Suis un peu têtu sur ce coup mais cela serait plus facile en compressé.
Belle journée à toi.

Robert.Nice. 25/08/2009 16:41

J'avais reçu ce diapo d'une amie en réponse à un texte que je lui avais envoyé, dans lequel je faisais allusion à mes souvenirs "du nez dans le caniveau", battu et vaincu par l'alcool(suite à ma dépendance avec ce produit); étant rétabli depuis 27 ans, m'ayant connu dans les affaires, elle était offusquée que l'on puisse rire à ce point de l'alcoolisme.

Je ne peux dire que ce diapo soit "amusant" et me convienne, mais il donne la triste vérité de la suite inévitable de la dépendance alcoolique, montre également le regard des gens sur ce qu'ils croient être "la maladie alcoolique"...Qui n'est en fait, que la finalité extrême de la maladie, (Revers du côté festif de la médaille)...

Si ces images font rire certains, je m'efforcerai de montrer la face cachée de cette maladie qui abouti trop souvent à cette finalité. Elle n'est pas pour autant la réalité mais seulement sa face visible;
Celle qui est plutôt une grande détresse de l'âme et une mauvaise construction qui parfois remonte jusqu'à l'enfance.

Il serait bon en contrepartie de montrer ceux qui ont souffert de cette maladie, se sont relevé malgré le fait d'être allé jusque là.

La dépendance est le frein qui bloque la possibilité d'une sortie, qui bloque la raison et la logique.
Il est important de comprendre que l'alcool ne peut pas être bu par tous sans aucune conséquence.
En plus du liquide il faut aussi soigner la sensibilité et les émotions du malade.
Je me porte bien et n'utilise plus l'alcool, sans en souffrir ni en manquer, et souhaite du fond du cœur que d'autres puissent également s'en soigner. Robert.