Les bruits qui courent

Publié le par Robert Denice

 

Les bruits qui courent……Et le Discernement...

La transmission par voix orale nécessite une écoute attentive, une concentration et une justesse.

 

Lorsque j’avais une dizaine d’années, un moniteur de colonie de vacance avait eu la sagesse de nous apprendre le discernement par un jeu amusant mais fort instructif.

Il nous apprenait à ne pas toujours croire tous les bruits qui couraient de se méfier des :

« On dit que » ou « il paraît que » si la vérité n’était pas fondée.

Je vous explique en deux mots ce jeu qui devrait être enseigné aux adultes, encore aujourd’hui, essayez le, cela vous confortera dans le but de ne pas toujours croire ce que l’on dit ou les « on dit », source de ragot et de médisance sans fondements.

 

Ce moniteur nous avait réuni au beau milieu d’un grand près, nous avait fait nous asseoir en un grand cercle espacé chacun d’un mètre. Il avait sur lui une feuille de papier sur lequel était inscrit un petit texte, une phrase disait-il. Il se leva et alla le lire discrètement à l’oreille de celui qui était proche de lui puis vint se rassoir. Le garçon devait à son tour aller le raconter de mémoire et discrètement à son voisin et ainsi de suite jusqu’au bout du cercle.

Nous étions environs une vingtaine de garçons et filles.

La phrase devait passer de l’un à l’autre, discrètement et sérieusement, jusqu’à la monitrice qui fermait la boucle.

A la fin de la transmission, la monitrice nota la dernière phrase qu’elle avait entendue et la lu à haute voix.

Comme elle est restée dans ma mémoire, je vous la confie :

 

-« Ma grand-mère était malade, à cause du chien elle est morte parce qu’il n’y avait pas de vétérinaire ! ».

 

Le moniteur organisateur posa la question : « Est-ce que c’est ce que vous avez entendu ? ».

Tous nous répondîmes –«  non ».

Il prit sa feuille et nous lu le premier texte, (qui avait été déformé dès la première transmission). Le voici :

 

-«  j’ai appris que le chien de ma grand-mère été malade, qu’il fallait l’emmener chez le vétérinaire pour le soigner pour qu’il ne meure pas ».

 

Nous avions bien rit de ce jeu, il est resté dans ma mémoire comme une belle leçon du besoin de discernement, un exemple de méfiance aux : « on dit que », « il paraît que ».

Depuis bien longtemps je m’informe pour tenter de reconnaître le vrai du faux avant de communiquer.

Même involontairement un message peut être erroné ; Les fautifs sont nombreux :

-La distraction, la mauvaise prononciation, la mauvaise écoute, quelques mots oubliés,

Une autre façon d’interpréter les mots, certaines façons artistiques de décrire etc……….

 

Bon sens logique et discernement valent mieux que : « les bruits qui courent… ».

 

                                                                                                  Robert de Nice.

(Même les apôtres décrivirent différemment la vie de Jésus).

(Dans ma série : Mes souvenirs d’enfance que j’utilise en positif).

 

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Louis-Paul 13/05/2011 19:56


Ton histoire Robert m’en rappelle une autre, qui illustrait un exercice dans une formation sur la communication ; il y avait une vieille dame qui promenait son chien, ce dernier étant mordu par une
vipère si mes souvenirs sont bons…Bref, j’ai même entendu au bout d’un certains nombre de passages que c’était la vieille qui avait mordu la vipère !
Heureusement, celui (qui veut) peut utiliser des outils pour mieux communiquer comme , la reformulation, le « feed-back »…Mais faut-il encore être disposé à l’écoute et cela "on" l’apprend très
bien dans nos réunions.
Et puis, toujours se méfier des « on dit », des morceaux de textes ou phrases sorties de leur contexte. Et cela aussi s’apprend, et se nomme l’honnêteté.
Merci de cette Note Robert, je t’embrasse.