Merci aux AA* et à la vie qu’ils m’ont redonnée. (Décembre 1986).
Merci, Pour ce qu’elle me donne en abondance : Santé, bonheur, prospérité.
Pour les dures leçons qui m’ont aidée à mieux me connaître et mieux connaître les autres.
Merci, Pour les échecs que j’ai encaissés, cela m’a enseigné l’humilité, l’obligation de ne jamais m’asseoir sur mes lauriers, la nécessité de comprendre les échecs des autres qui, par moments, ont besoins eux aussi d’être aidés.
Aussi pour les occasions de cultiver la patience, la tolérance et l’espérance.
Merci, Pour les multiples découvertes de la réalité et de la vérité que je ne voyais que déformées.
Pour les chances que j’ai saisies, les malchances que j’ai pu éviter, les solutions que j’ai trouvées, les talents que j’ai développés, les victoires que j’ai remportées, les bonnes journées que j’ai vécues.
Merci, Pour les parents que j’ai trouvés, les Amis que j’ai rencontrés, les bons éducateurs que j’ai côtoyés, les livres que j’ai lus, les voyages que j’ai faits, les paysages que j’ai admirés, le ciel que j’ai regardé, le soleil et les fleurs que j’ai contemplés, l’air pur que j’ai respiré.
Merci, Pour la conscience grandissante qu’une puissance supérieure à moi-même veillait sur moi, malgré mes faiblesses, m’aimait malgré mes défauts et me trouve des solutions malgré mes obstinations.
Merci, Pour cette joie bien simple de constater que je suis encore vivant.
Je le dois au AA*, ils m’ont ouvert les yeux et le cœur, appris à m’aimer et à aimer les autres tel qu’ils sont.
C’est à eux que je dis « Merci » du fond de mon cœur et la paix dans mon âme.
Robert Nice.
*AA (Alcooliques Anonymes).
Envoyé à Partage janvier 1990. (Thème « la Gratitude »).
trouver un quelconque plaisir (comme au spectacle), mais bien pour rechercher en moi, les failles et
fragilités, mes émotions et comportements qui m’avaient trop souvent fait rechuter, les reconnaître et les modifier au maximum dans leur excessivité afin de solidifier ma sobriété. Même si cela est
mieux de le pratiquer dans la détente, il n’en reste pas moins qu’il s’agit bien d’un « réel travail sur soi ». (Thérapie de groupe). Ensuite et grâce à cela, est venu le bonheur et la joie de
vivre. L’abstinence solidifiée, la sobriété s’est précisée et m’a permis le divertissement et les plaisirs sans faire usage d’alcool. (Mon fardeau et la peur de l’avenir étaient trop lourd à
porter). Ce véritable travail du début s’est transformé en une joie immense de découvrir enfin, pourquoi ma vie n’avait été qu’un fiasco, il s’agissait bien de la méconnaissance de mon moi
intérieur, de mes pensées erronées et de mes actes conditionnés par une mauvaise construction de mon être. Ensuite un plaisir de continuer ce chemin vers un rétablissement et un relèvement dans la
société. Grâce aux étapes j’ai enfin pu comprendre et entreprendre une « reconstruction de ce moi », ce qui me faisait souvent dire que j’avais l’impression de « renaître ». Je peux faire
aujourd’hui, l’agréable comparaison entre un travail et un plaisir, l’un peut déboucher sur l’autre, avec un peu de bonne volonté, et les deux ne sont pas incompatibles s’ils sont compris. Je suis
reconnaissant et chargé de gratitude envers les AA qui m’ont permis de vivre une vie heureuse et d’avoir pu remettre mon âme en paix. Robert de Nice.