Gratitude Ingratitude

Publié le par Robert Denice

Gratitude, Ingratitude.

 

Si la gratitude est présentée comme une référence de qualité,

L’ingratitude elle, est présentée comme un défaut.

 

Au cours de mes lectures, observations et analyses, j’en ai tiré des conclusions différentes, que je vais essayer de décrire, pour qu’il soit possible de ne plus culpabiliser en pensant que gratitude est bon et que par opposition ingratitude est mauvais.

De fait, ingratitude n’est que l’antériorité du mot gratitude, mais dans les faits, une explication permettra de lui donner uniquement « une valeur négative nécessaire à la survie ».

 

L’ingratitude est un sentiment particulier à l’homme, il s’exprime naturellement chez l’enfant, par la méconnaissance même des sentiments et de leurs valeurs, durant la période de l’adolescence, il est appelé « l’âge ingrat ».

Chez l’adulte, dans des situations complexes, l’ingratitude devient parfois un réflex qui fait taire la plupart des sentiments, honorables ou non, comme une attitude de défense, la bonne conscience endormie ne peut plus faire réagir ceux qui en font usage, comme une soupape de tolérance qui rend temporairement le juge « bonne conscience » sourd et muet.

 

Après des évènements forts, guerres, blessures graves et violentes du corps et de l’âme, il a souvent été constaté des attitudes d’ingratitude, envers ceux qui pourtant avaient fait beaucoup.

 

Au milieu de certains de ces évènements forts, des idées et actions divergent parfois et mettent en conflit des gens autrefois unis.

Cette dislocation amène par la suite et souvent à des situations dites « d’ingratitudes ».

 

Des hommes célèbres, connaissant bien le comportement humain, se prêtent à dire que :

« Après des évènements graves, comme un enfant, l’adulte a et aura toujours des attitudes d’ingratitude, on n’y peut rien, c’est ainsi ». Les douleurs à accepter, les innombrables remises en place des déséquilibres de tous ordres font que, certains individus désarçonnés utiliseront l’ingratitude et l’oubli qui sera pour eux, la seule façon de supporter leurs douleurs.  

 

L’orsqu’il est poussé aux extrêmes, l’être humain reprend son instinct animal de défense : de sauver sa vie, celle de sa famille, de ses proches et ses intérêts (sécurité, alimentaires et autres), sa bonne conscience ne réagit plus comme un humain, un voile trouble d’ingratitude envahira toutes ses pensées saines comme pour les anesthésier.

 

Il faut donc accepter ce mot «ingratitude » à sa valeur « d’action négative » qui est une action de reflux et de refus, un sentiment d’abstraction et d’oubli, plutôt que comme une agression. (Le pardon en sera le meilleur remède)…

 

Pour corroborer, j’ai trouvé dans divers lectures, y compris le petit Robert, ces phrases,

: Ingratitude, « manque de reconnaissance ; Qui ne répond plus à l’amour qu’on lui donne ou lui a donné ; Jamais un vrai bienfait ne fit d’ingrat ; Un sol pauvre est appelé « ingrat » ;

On disait de Cosette, qu’a 14 ans, elle était dans l’âge ingrat…

 L’instinct animal de défense reprend ses droits, lorsque le cerveau de l’homme ne comprend plus ou ne maîtrise plus.

Seul le temps répare les blessures et les douleurs profondes, les refus et oublis, sont des phases intermédiaires permettant de mieux les supporter.

                                                                                       Robert de Nice.  

 

 

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Robert.Nice. 25/08/2009 09:30

Merci Michelle de votre développement sur votre sensation du mot "gratitude". De fait nous nous retrouvons avec les deux.
J'ai bien apprécié et me retrouve tout à fait dans le même schéma, pour la gratitude.Les réflexions et méditations m'ont également beaucoup apporté pour mon relèvement.à bientôt de vos commentaires...

michelle m 24/08/2009 22:51

Je vois, moi, la gratitude comme un cadeau.
Pas un don des fées penchées sur le berceau, pas un talent particulier attribué par la grande roue de la loterie, pas un ingrédient versé dans le biberon, pas une information contenue dans l'ADN, non la gratitude c'est une aptitude, qui peut exister en nous en vivotant, ou bien être latente.

Et puis ça se perçoit un jour.
Un jour où l'on a l'esprit suffisamment bien tourné pour l'entrevoir, posée comme un énorme cadeau sur notre chemin, après toutes les tourmentes que l'on a traversées, toute la misère intérieure que l'on a vécue.
Ensuite il me semble nécessaire de savoir recevoir, pour l'accueillir en nos vies dans toute sa splendeur, à sa mesure, et lui en laisser l'espace.
Et enfin pour qu'elle exhale toute son essence, pour qu'elle prenne tout son sens, je crois que plus qu'une aptitude, il lui faut s'épanouir et vivre en nous sous la forme d'une attitude.

Je connaissais pourtant très bien le remerciement, j'ai été très pointilleusement bien élevée, l'on m'a appris donc à remercier, mais pas seulement, l'on m'a enseigné aussi le respect et l'attention à l'autre, au détail, pour que le remerciement ne soit pas qu'une formule de politesse.
Mais la vraie gratitude, je l'ai reçue comme une bourrasque dans ma vie, comme une énorme découverte, c'est quelque chose qui vit et qui vibre, avec cette sensation physique si particulière, à se sentir gonfler le coeur, à en avoir des sanglots intérieurs, à amener l'émotion dans la gorge, un sourire aux lèvres quasi automatique, et des picotements dans les yeux...
La gratitude ça devient une compagne de tous les instants, comme si elle avait pour mission de nous dire en silence : souviens-toi... et c'est un pont jeté entre les êtres, bien plus solide que tous les autres ponts. Parce que la gratitude ça prend sa source au plus profond, là où se trouve l'indestructible, si longtemps enfoui, si longtemps maltraité, si longtemps muselé, et qui grâce à elle peut s'exprimer maintenant.

Alors si l'ingratitude est le contraire de la gratitude, ceux que l'on qualifie d'ingrats sont avant tout des êtres bien malheureux, de ne pas connaître cette amie délicieuse... peut-être notre gratitude en action réussira-t-elle à les toucher un jour à leur tour...
Et puisque nous avons appris l'inconditionnalité de tout ce que nous faisons, alors non décidément il n'y a pas d'ingrats, personne ne doit rien à personne. Rien de plus que ce que chacun peut ou veut offrir à l'autre...

Merci Robert pour votre belle réflexion sur ce sujet qui me touche particulièrement, et merci pour la réflexion que vous m'avez offerte par ricochet.
@+, michelle

Robert.Nice. 24/08/2009 09:50

Ce qui parfois apparaît comme un défaut peut-être une nécessité de survie; tout est question de point de vue et du moment, de l'état d'esprit et des "mal-êtres" de la vie.